C'est une des caractéristiques de ma vie. C'est un de mes plus grand rêve. C'est aussi un fardeau, quelque chose que l'on porte dans son coeur sans savoir quoi en faire. Parce que j'ai appris, il n'y a pas si longtemps que ça, que, eh bien, on ne fait pas tout se que l'on veut, dans la vie. Et qu'on a pas toujours se que l'on souhaite. Mais qu'il faut faire avec, n'est ce pas? Qu'il faut grandir et mettre de côter certaines choses pour pouvoir les reprendre plus tard. En vérité, certains diront que j'ai laissé tomber, que j'ai été vaincue mais ça n'a absolument rien à voir. Moi, pour la première fois de ma vie, je me suis heurtée à la dureté de la vie, aux choix qu'il va falloir bientôt faire, aux gens que je vais peut être perdre. Je me suis heurtée aux monts de travaille, aux heures à gratter sur le papier autre chose que mes propres textes, aux chiffres qui se mélangent et que ne veulent rien dire du tout.
Je ne me suis pas réveiller un matin en me disant qu'il fallait prendre mes responsabilités ou accepter de grandir, non, ce n'est pas ça. C'était un soir. Il faisait noir. J'étais assez bien. Les rues étaient calmes, désertes et j'étais seule. Seule avec ce ciel magnifque. Noir, brodé d'étoiles. Et le monde pesait sur mes épaules. Il était si lourd, tout un coup. Premier poids. Première souffrance de la réalité. Je me suis mise à respirer, fort, très fort. Je me suis dit: " C'est fou comme le ciel est lourd. C'est dingue comme je suis petite." C'est là que je me suis rendue compte que je devais moi aussi porter ma part de monde, de vérité. Que je devais apprendre à vivre en ayant certaines réalités dans la tête, en mettant de côté mes espoirs. Finalement, ce n'est pas aussi triste que je le pensais, il faut juste ce convaincre que, eh bien oui, c'est la vie. Et ce soir là, j'ai appris à détester les gens qui ne faisaient aucuns efforts pour être heureux parce que, finalement, ses personnes sont bien défaitistes. En vérité, il est plus facile de se dire qu'on va mal que de se dire que l'on va bien. Parce que moi, j'ai choisis d'être quelqu'un qui sera être et vivre heureuse. Oui, je veux devenir quelqu'un sur qui les gens pourront comptés, sur qui ils pourront posés leurs têtes fatigués. Je veux avoir un coeur assez gros pour les aimer.
Adulte, non. Pas de cernes sous les yeux et de problèmes d'argent.
Enfant, non plus. Pas d'enfantillages ridicules et de pleurs incessants.
Je suis entre les deux, en apprentissage du monde, en croyant encore en Peter Pan et au Pays Imaginaire, ne sachant pas vraiment si je serais voler, même avec sa Pousière d'Etoile.
J'imagine le couteau suivant les veines cachées sous ma peau. Qu'il est doux. Plus doux que certains de vos mots. Il n'est pas là pour me faire mal. Il est pareil à vos rires, il m'intrigue, me teste et me donne envie de vivre.


